Saint-Philémon 1886 à 2015 - 129 ans - Fiers de nos racines 

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Tourisme & culture - Événements

 

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Historique


Un peu d’histoire

Dans la splendeur des Alléghanys et détaché des paroisses de Buckland, Saint-Paul,Saint-Magloire et d’Armagh, un nouveau pays s’ouvrait à l’histoire: Saint-Philémon. On lui a donné ce nom en raison de sa proximité avec Saint Paul, de qui il fut le disciple bien-aimé.

 


L’Abbé Alexis Mailloux a soutenu l’oeuvre de la colonisation des paroisses du milieu de Bellechasse. En 1855, il envoie des jeunes gens avec la mission d’y explorer Saint-Philémon, lui-même allant jusqu’à s’impliquer au travail des défricheurs en mettant la main à la hache et à la charrue.

Le canton Mailloux, le rang Mailloux, le chemin Mailloux, le lac Mailloux et le rang St-Alexis se réfèrent à un nom qui a su s’imprégner dans notre histoire et qui reste gravé dans nos mémoires. Il figure encore sur nos cartes et précieux documents, témoin de l’évolution du Québec et du Canada.

Les pionniers

La première famille à s’établir chez nous fut celle de Michel Letellier, vers 1861. En 1867, Saint-Philémon comptait 32 familles totalisant 103 personnes, en 1886, année de l’érection canonique, la paroisse compte 700 âmes. Aujourd’hui, Saint-Philémon se compose de 235 familles totalisant 900 Philémontois.

Tout au long des années, des métiers se sont multipliés et d’autres sont disparus: défricheurs, draveurs, meuniers, magasiniers, boutiquiers, maréchaux-ferrants, agriculteurs et autres métiers servant à nourrir les familles de chez-nous.
 
Les Soeurs de la Charité de Saint-Louis-de-France

Fondée à Vannes, en France, la communauté des Soeurs de St-Louis-de-France arrivent au Canada en 1903. Elles répondent à l’invitation du Cardinal Taschereau: elles établissent à Saint-Philémon leur oeuvre d’éducation.

En 1938, en plus d’être institutrices, elles sont mandatées pour aménager un sanatorium afin de faire profiter de l’air pur de Saint-Philémon à leurs malades.

Depuis leur arrivée, ces religieuses se sont toujours dévouées à leur mission d’éducatrices. Leur mission en terre canadienne a pris racine à Saint-Philémon.

Communauté chrétienne

Depuis la nomination de l’Abbé Louis-Alfred Langlois, en 1886, 16 curés se sont succédé et ont assuré le service du culte. Aujourd’hui, les valeurs chrétiennes transmises de nos ancêtres demeurent vivantes: plusieurs organismes sont en place favorisant les valeurs spirituelles et l’entraide communautaire.

La colonisation

À la fin des années 1800, le manque de terre dans la vallée du Saint-Laurent a amené l’ouverture de nouvelles terres agricoles par la colonisation de nouvelles municipalités dont Saint-Philémon. Au début, l’agriculture était diversifiée et dite de subsistance. Un colonisateur était avant tout un bûcheron.

Au niveau de la ferme, on produisait du lait, de la viande, de la laine, du sarrasin et même du tabac pour le fumage. La plupart des Colons travaillaient sur la ferme durant l’été et l’automne et passaient l’hiver dans les chantiers. Au début des années 1900, beaucoup de petites industries et d’emplois connexes à l’agriculture se sont développés.

 
Les moulins à scie, à cadre et à farine 


Le premier moulin à scie à être innové dans la paroisse de Saint-Philémon était la propriété de Monsieur Vital Fournier. Ce moulin bâti par Monsieur Damase Jolin en 1868, connut trois sortes de transformations importantes dans sa façon de fonctionner: du gaz, il s’alimenta ensuite à turbine et finalement à la vapeur. En second lieu, ce fut Monsieur Louis Nadeau qui l’obtint pour le revendre à Monsieur
Gaudias Nicol, troisième et dernier propriétaire.

Un deuxième moulin à scie fut en opération en 1890. Son propriétaire se nommait Monsieur Jean-Lin "Johnny" Roy. Un autre moulin à scie vie le jour en 1937. En effet, Monsieur Eugène Roy fit l’acquisition d’un terrain situé su pont rouge, au pied de la montagne, afin de pouvoir l’opérer en décembre de la même année. Les activités duraient 6 mois et procuraient de l’ouvrage à 8 ou 10 hommes. Une journée de travail comptait pour 10 heures et débutait le matin au son de "criard" (avertisseur à vapeur) que l’on entendait 4 fois par jour.

 
Les forgerons 



Autrefois, la forge occupait une place importante dans la société et pour cette cause, il n’était pas rare de constater la présence de deux ou trois boutiques de forge qui opéraient en même temps dans la paroisse, amenant ainsi une certaine concurrence.

Le forgeron devait démontrer une très grande polyvalence, car il n’était pas rare de le voir devenir à la fois ferronnier, taillandier, maréchal-ferrant et charron.

De plus, sa clientèle variait du bûcheron dont il fabriquait ou ressuait un fer de hache, du cultivateur dont il réparait un instrument agricole et dont il remplaçait le bandage des roues de sa voiture ou dont il ferrait le cheval, du charpentier qui lui achetait des clous, du maçon dont il forgeait un ciseau, au pêcheur qui se faisait confectionner une ancre. Passant du feu de forge au brochoir, du travail à ferrer au tour à bois, ses mains pouvaient tout aussi bien exécuter une "clanche" de porte et parer un pied de cheval que fabriquer une roue entière d’une charrette.

Son mode de production pouvait varier selon le cycle annuel:
Le printemps: il vient en aide aux cultivateurs qui se préparent pour les labours, en prenant soin de leur outillage agricole.
L’été: son travail est alimenté par d’intenses périodes des foins et par les temps de récoltes.
L’automne: il doit ferrer les chevaux pour l’hiver dès la première neige.
L’hiver: il réalise des pièces que l’on retrouvera par la suite dans sa boutique (ex: les fers).

 
Les ferblantiers 

Autrefois, le ferblantier assumait la responsabilité de fournir tant au cultivateur qu’à la ménagère, un bon matériel fermier. Son travail consistait donc à faire et à réparer bidons à lait, seaux, entonnoirs, huiliers, fanaux , tasses, tuyaux de poêle, moules à pain, porte-poussière et ventilateurs de granges. Il pouvait à l’occasion réparer de l’outillage pour les érablières ainsi qu’une foule de choses utiles à l’usage forestier : huiliers pour les scieries, des soupières, des cafetières de cinq gallons et des brûleurs à bran de scie.

Étant doué d’une grande polyvalence, il pouvait en même temps que son métier de ferblantier exercer celui de couvreur et de plombier.Son outillage… des compas et des équerres pour prendre les mesures, des cisailles pour couper le métal épais, des ciseaux à tôle, des pinces, des marteaux et des maillets pour découper, percer, riveter ou façonner le métal, des forêts, des poinçons et des bouterolles pour river et niveler les tôles, les «fraises à main» pour agrafer les tuyaux sans compter les fers à souder, les bigornes, les barres de fer, les blocs de bois et le fourneau.

 
Les maquignons et cordonniers

Nos maquignons

Jadis, notre paroisse reçut le service de maquignons qui faisaient le commerce de chevaux soit en les échangeant ou en les vendant. Et pour s’enquérir de magnifiques bêtes, les anciens diront d’eux qu’ils se servaient d’une potion d’alcool aromatisé de tisane afin d’user d’artifice pour cacher les défauts de leurs chevaux.

Nos cordonniers

Cet artisan réparait et confectionnait les chaussures en même temps qu’il pouvait travailler le cuir pour la confection de ceintures, de sacs, de bracelets et d’attaches de raquettes. Il arrivait parfois qu’il s’adonnait aussi à la teinture et à la fabrication de chaussures orthopédiques sur commande.

 
Les boutiques de bois

Autrefois, on l’appelait hucher parce qu’il faisait des huches qui servaient de coffres à pétrir le pain. Plus tard, il portera le nom de huissier car il construisait de huis, des portes et enfin les gens le dénommeront menuisier à cause de ses travaux de bois.

Au début de la colonie, celui-ci faisait la confection des meubles, plus tard, il sera appelé à en faire la réparation. Il s’occupait aussi de remplacer un manche de hache, de marteau ou de ciseau.

Son outillage était des plus variés : bouvets, rabots, guillaumes, meubles, limes, pierres à scies, égoïnes, 1 ou 2 meules pour l’affûtage de certains outils, scie à ruban, sciottes et passe-partout, godendarts, un établi à griffe et à crochet où l’on retrouvait ciseaux, équerres, gouges, bédanes et tournevis.

 
Le beurre et le fromage

Après la crise de 1873, le Québec doit subir des changements radicaux, coïcidant avec le début de l’industrialisation. De plus, à cause de l’ouverture des provinces de l’Ouest, on s’oriente de plus en plus dans l’industrie laitière au lieu de la culture céréalière. D’ailleurs, ces changements nous permettront de passer à travers plusieurs crises économiques. Certains connaîtront alors une aisance réelle et des hausses de revenus appréciables. La première fromagerie du Québec voit le jour en 1865, la première beurrerie, en 1869.



Ce n’est que 13 ans après la première beurrerie du Québec (en 1882), qu’une première s’installa à St-Philémon. Elle portait le nom de «Syndicat du Beurrier» et fut en fonction jusqu’en 1927. Vers 1907, on organise un syndicat coopératif dans lequel se groupèrent des cultivateurs qui venaient porter leur lait à la beurrerie pour en faire la transformation. Celle-ci était située au centre du village. Un an plus tard, la pasteurisation étant obligatoire, les cultivateurs furent obligés d’écrémer leur lait. C’est à cette époque qu’un camion ramassait cette crème pour qu’elle soit transformée en beurre.

Vers 1925, une autre fromagerie-coopérative ouvre ses portes. Son premier employé fut Monsieur Gaudias Blouin du village. Il faisait le trajet avec une petite auto Ford de couleur verte. Toujours à l’heure fixe, il recevait le lait, le pesait et le numérotait. Les cultivateurs qui se formaient des petits groupes, allaient livrer chacun leur tour le lait en voiture dans des «canisses»; et ramenaient le p’tit-lait pour les animaux.

Par la suite, le lait sera successivement acheminé au poste d’écrémage à Montmagny, à La Durantaye et maintenant à Sainte-Claire où il est transporté par des camions-citernes.

 

 
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